Les Joies du QP IWC, by Kurt Klaus

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17 Janvier
Un quantième perpétuel imaginé par un génie, cela se mérite.

La simplicité de conception des pièces et l’extrême minceur de cette platine la classent dans les réalisations exceptionnelles de la haute horlogerie. Il y a cependant un inconvénient majeur.

Pour le réparateur : l’assemblage des rouages requiert une extrême précision. Tout doit être synchronisé avant la pose du pont de rouages : le jour, le mois, l’année bissextile, l’année avec ses 2 chiffres et la phase de lune. Il n’est pas possible de régler l’un de ces paramètres indépendamment après la fermeture du module.

Pour l’usager de la montre : le mouvement est à remontage manuel. Il n’y a pas de remontage automatique, qui permettrait de placer la montre sur un oscillateur pour assurer la marche quand la montre n’est pas portée. Si la montre s’arrête le quantième ne sera plus à jour et Il faudra jouer du poussoir pour rattraper la date. En faisant attention à ne pas la dépasser, car il est impossible de revenir en arrière. Il faudra soit laisser la montre s’arrêter – ça peut prendre quelques jours si on vient de la remonter à fond – et attendre que la date du jour ait passé celle affichée par la montre, avant de la régler à nouveau. Soit apporter la montre au SAV qui s’en occupera. Une négligence qui peut se révéler très coûteuse.

Tout ce qui est génial n’est pas forcément pratique !

Voir ici le rhabillage de l’IWC 2050 Romana