Une montre de bord pour moto sur le banc de l’atelier. Une restauration complète l’attend. Son état général semble bon et elle fonctionne “à peu près”. Il s’agira de découvrir ce qui ce cache à l’intérieur.



1. Le démontage

Rien de particulier à signaler ici, si ne ne sont quelques vis avec un pas à gauche à des endroits où rien ne le requiert.

2. Le nettoyage

Un simple nettoyage initial, appuyé par quelques brossages sur le laiton a suffi à débarrasser le mouvement de ses traces d’huile et de saleté.

Les vis par contre devront être repolies, elles sont partiellement piquées de rouille.

Le train de roues AVANT / APRES nettoyage.


3. Le remontage

Le traitement des vis rouillées se fait au fur et à mesure du remontage. Il est extrêmement chronophage, car il faut non seulement enlever la rouille des pas de vis et de la fente, mais encore dérouiller les flancs de la tête, angler le chant, polir la tête et casser les angles de la fente. Entre chaque polissage (en tout trois étapes) il est impératif de nettoyer la vis aux ultrasons pour la débarrasser des particules abrasives avant de passer vers de plus fines. Chaque vis représente environ 45 minutes de travail !

Balancier posé ! Remarquez toutes les têtes de vis polies.

4. Réparation

Ainsi cela ne peut pas fonctionner. La roue des minutes frotte fortement contre le cadran. L’absence de clinquant fait que la roue des heures a elle aussi frotté !

5. Emboitage et photos finales

Le remontage se termine avec l’emboitage, au cours duquel il a fallu soigneusement rendre la montre étanche à la pluie (joint d’étanchéité silicone Loctite). La tige de remontoir n’est pas étanche, mais elle est située à 6h, donc l’eau de pluie ne devrait pas trop s’infiltrer par là.





La moto sur laquelle cette montre sera montée. René Gillet, 750cc, side-car Vannod.
201704-moto-1.jpg

*   *   *