Tachymètre Zenith

Du même tableau de bord que la montre Zenith 8 Jours (voir ici) : le tachymètre Zenith.

Cet instrument ancien ne pouvait rester dans son jus à côté de la montre fraichement nettoyée et révisée. De plus, l’omniprésence de graisse sur tous les rouages, y compris les plus délicats, surprend. Certes, rien ne pouvait rouiller, mais ce n’est assurément pas la meilleure méthode pour assurer précision et longue vie à un instrument de mesure délicat.

1. Le démontage

Le démontage ressemble à celui d’une montre, mais il est différent dans son ordre et sous-ensembles.

Quelques sous-ensembles (balancier, compteur kilométrique, etc.) doivent être encore démontés davantage, mais l’essentiel est fait.

2. Le nettoyage

Le nettoyage aura pour mission de débarrasser le mouvement de toute la graisse et traces de doigts accumulés de longue date. Tâche pas toujours aisée, requérant un traitement individuel de chaque pièce en une succession de bains et interventions manuelles.

Deux platines ont retrouvé un semblant d’apparence horlogère au sortir des bains.

Afin de les protéger de l’oxydation à venir très rapidement et préserver le travail de nettoyage j’ai décidé de vernir les platines à la laque Zapon, par immersion. Elles étaient déjà vernies auparavant, mais par-dessus les empreintes digitales et autres saletés. Maintenant ce sera fait dans les règles de l’art.

3. Le remontage

Dans l’ordre inverse du démontage, le remontage.

La première roue d’intégration, avant montage au centre de la platine.

Le compteur, nettoyé, repositionné et remonté.

Mouvement remonté.

4. Réparations

Le verre est à remplacer indéniablement. Il est marqué de façon irrécupérable. Caillassé serait un verbe plus approprié et de circonstance. Le projet est suspendu dans l’attente de la livraison d’un nouveau verre.

Lors des tests du compteur j’ai remarqué que l’aiguille des km/h descendait régulièrement à zéro, avant d’indiquer à nouveau la vitesse correcte. Puis de redescendre à zéro, etc.

De longues investigations ont été nécessaires pour cerner l’origine du mal : des cames de commande de cliquets sur les roue intégratrices et d’aiguille mal synchronisées. J’ai dû ajuster l’un des palpeurs de cliquet pour qu’il s’engage plus vite et maintienne l’aiguille des km/h à sa position actuelle.

4. Photos finales

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